Au Maroc, le triste scénario des mineures violées ne s’est pas encore achevé. Suite à l’affaire Amina Filali qui a ému le Maroc mais aussi la société civile internationale, une autre adolescente vient de se suicider. Motif : elle ne supportait plus « la honte » causée par son violeur et pour ne pas avoir à l’épouser, sous la pression de sa famille.
Un suicide risque d’en cacher un autre… A l’instar d’Amina Filali, Asmaa Kastit est une jeune adolescente marocaine qui vient de se donner la mort après avoir été violée. Originaire de la commune rurale de Béni Ammar (Chaouen), la mineure de 16 ans n’a pas pu supporter la pression que sa famille lui a mise, pour l’obliger à épouser son violeur. Marocain résident en Espagne, l’auteur du viol, âgé de 39 ans est le beau-frère de la sœur d’Asmaa. Celui-ci, après avoir assouvi ses désirs sexuels a disparu de la circulation.
Cette fois-ci, la société civile marocaine tire littéralement la sonnette d’alarme face à l’archaïsme des lois marocaines en matière de viol et violences féminines. « Nous sommes devant une réalité amère. Au Maroc, les lois en vigueur ne protègent pas réellement les mineures violées », lance d’emblée Najia Adib, présidente de l’association de lutte contre le viol de mineurs et la pédophilie, Ne touche pas à mes enfants. « L’amendement de l’article 475 du code pénal et les articles 20 et 21 du code de la Famille s’avère être une urgence de premier ordre », ajoute la militante.
A la lumière de cette série de drames au Maroc, il serait bon de s’interroger sur el cas de la Tunisie où la même loi est en vigueur mais où l’omerta semble encore difficile à briser.
Suite de l’article : http://www.yabiladi.com/articles/details/9731/asmaa-kastit-histoire-d-une-nouvelle.html
Source : Yabiladi.com

