Le 21 juin, Claude Bartolone a été choisi par les députés socialistes pour être le candidat du groupe à la présidence de l’Assemblée nationale, ce qui lui garantit d’être élu le 26 juin. Le député de Seine-Saint-Denis est arrivé très largement en tête au premier tour, avec 127 voix, contre 59 pour Jean Glavany, 50 pour Elisabeth Guigou et 22 pour Daniel Vaillant. Claude Bartolone est donc assuré d’être élu au perchoir le 26 juin. Avec ce vote, les socialistes ont choisi l’expérience et le sens du consensus de Bartolone reconnu par ses pairs.
Fin tacticien, « Barto » comme le surnomme ses intimes exerce dans la politique depuis plus de trente ans, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis depuis 2008, ancien ministre de la Ville, de 1997 à 2002. Après avoir été aux premiers rangs derrière Laurent Fabius, l’actuel Ministre des Affaires étrangères, il rejoint le cercle rapproché de Martine Aubry à la tête du PS. Après la victoire de François Hollande à la primaire socialiste de 2011, il est nommé par ce dernier responsable des relations avec les partis de gauche pour la campagne présidentielle.
D’origine tunisienne où il est né en 1951, de mère maltaise et de père italien ouvrier agricole qui travaillait dans les vignes du Mornag, ce Tunisien de cœur ne renie rien de ses racines bien au contraire. « La Tunisie a beaucoup compté, y compris dans le développement de ma personnalité. On m’appelle encore « le Tune » quand je parle avec les mains, ou quand j’ai un comportement un peu méditerranéen…Ça fait partie de mon patrimoine génétique …J’avais 9 ans quand je suis arrivé en Seine-Saint-Denis. En quarante-huit heures, j’étais passé de l’odeur des orangers, des couleurs blanches et bleues de la Tunisie, de la Méditerranée, à la banlieue de Paris. Le bateau, le train à Marseille, Paris-Gare de Lyon, une nuit à l’hôtel avec mes parents, mon frère et ma sœur. Mon père était arrivé quinze jours plus tôt. Bourguiba avait lancé la réforme agraire, et ma famille, qui faisait du vin, avait préféré partir… » avouait-il au magazine français Le Point.
De cette enfance dans la campagne tunisoise, il retient « une image de plaisir et de douceurs …et les couleurs blanches et bleues, l’odeur des orangers, les piments qui sèchent sur les terrasses ».
L’année dernière, il était monté en première ligne au coté Bertrand Delanoë, un autre Tunisien de cœur, pour défendre le « traitement indigne » par l’Etat français des immigrés tunisiens de Lampedusa débarqués à Paris.
Avec Sylvie Hubac, directrice de cabinet du Président François Hollande, elle aussi originaire de Tunis sans oublier Laurent Fabius, grand ami de la Tunisie, espérons que les relations entre la France et la Tunisie connaitront enfin l’embellie !



Une mère maltaise et un père italien, voila une mixité des nations et des origines qui nous rappelle le multiculturalisme de la Tunisie.
Bravo à Monsieur Bartolone