De 1945 à nos jours
22 mars 1945 : création de la " Ligue des Etats Arabes ",Janvier 1956: Création de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) par le martyr Fahat Hached.
Janvier 1948 : constitution au Caire d'une commission de libération du Maghreb Arabe.
13 Septembre 1948 : mort de Moncef Bey.
17 octobre 1948 : le Néo-Destour tient son congrès périodique à Dar Slim. Salah Ben Youssef est élu officiellement Secrétaire Général tandis que Habib Bourguiba est à laprésidence du Parti.
Décembre 1949 : création de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), l'UGTT, sous l'impulsion de Farhat Hached qui se retire de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) d'obédience communiste et adhére à la CISL, représentant le monde libre.
Décembre 1951 : grève générale de trois jours (du 21 au 23) suite à l'option française pour la co-souveraineté
18 janvier 1952 : arrestation du leader du Parti, Habib Bourguiba et d'une vingtaine d'autres militants nationalistes.
5 décembre 1952 : assassinat du leader syndicaliste, Farhat Hached par la "Main Rouge"
12 juin 1954 : départ de Joseph Laniel à la tête du gouvernement français qui est remplacé par Mendès France
31 juillet 1954 : octroi de l’autonomie interne à la Tunisie.
4 septembre 1954 : ouverture à Tunis des négociations tuniso-françaises
3 juin 1955 : signature des accords portant sur l’autonomie interne.
20 mars 1956 : la reconnaissance, par la France, de l’indépendance de la Tunisie.
12 novembre 1956 : la Tunisie devient membre des Nations unies.
25 juillet 1957 : proclamation de la République
25 juillet 1957 : la monarchie est abolie et la Tunisie devient une République, dont Habib Bourguiba est élu président le 8 novembre 1957.
1er Juin 1959 : ratification de la constitution tunisienne.
15 octobre 1963 : évacuation de Bizerte, dernière base française dans le pays.
12 mai 1964 : nationalisation des terres détenues en Tunisie par les colons français.
13 août 1956 : promulgation de nombreux codes dont le Code du statut personnel du 13 août 1956
23 mars 1962 : naissance du " Socialisme destourien"
2 mars 1963, le Néo-Destour : adoption du régime du " parti unique ".
décembre 1969 : l’Assemblée Nationale approuve une modification constitutionnelle prévoyant qu’un premier ministre, nommé par le président, assumera la présidence en cas de décès ou d’invalidité de celui-ci.
mars 1975 : Bourguiba est nommé « Président à vie ».
26 janvier 1978 : grève générale déclenchée par l’l'UGTT donnant lieu à des heurts entre forces de l'ordre et manifestants et l'intervention de l'armée. De nombreux morts et blessés ont été enregistrés.
6 janvier 1984 : les « émeutes du pain », provoquées par les augmentations du prix du pain et des produits céréaliers, font plusieurs morts.
1985 : ruptures des relations avec la Libye après l’expulsion par ce pays de quelques 30 000 travailleurs tunisiens.
Le 7 novembre 1987 : Zine El Abedine Ben Ali remplace le Président Bourguiba affaibli par la maladie et devient le nouveau président de la république tunisienne.
25 juillet 1988 : abrogation de la présidence à vie, limitation de la présidence à 3 mandats et mise en place d'un âge maximum de 65 ans pour se présenter à la présidence
1994 : accession de l'opposition au Parlement.
1999 : premières présidentielles pluralistes et quota minimum de 20% de sièges pour l'opposition au Parlement.
24 octobre 1999 : réélection de Ben Ali avec 99% de oui
2000 : Décès de Bourguiba
26 mai 2002 : modification de la Constitution, par referendum, avec 99 % de « oui », qui autorise le président Ben Ali à se présenter aux élections pour une 4e fois.
Octobre 2004 : Zine el Abidine Ben Ali est réélu
16-18 novembre 2005 : La Tunisie accueille la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information. Plus de 21 000 participants prennent part à ce sommet qui adopte la déclaration et l'Agenda de Tunis.
Notre vie est un roman. A travers le récit de notre histoire familiale, nous avançons dans la compréhension de nos racines et redonnons un sens à notre propre vie. L'origine, la transmission et l'identité sont nos principales richesses et un socle pour les générations futures. Pour nous et pour eux, nous réservons ces pages, aux hommes d’histoire et de culture, afin qu’ils nous aident à renouer avec notre passé lointain.
1945 jusqu'à l’indépendance : le combat ultime pour la liberté
Les autorités du protectorat continuent à réprimer toutes les actions populaires et arrêtent une vingtaine de militants nationalistes, dont Habib Bourguiba (leader du parti en janvier 52). Ils sont tous déportés dans le Sud, c’est le déclenchement des batailles menées par les fellagas. L’assassinat de Farhat Hached par la main rouge suivi de celui du leader Hédi Chaker intensifie davantage la lutte armée.
L’arrivée de Mendès France au pouvoir le 12 juin 1954, marquera un changement décisif dans l’évolution des événements. La défaite de Dien Bien Phu au Vietnam permet au Président Mendès France d’annoncer à Carthage, en juillet 1954, la fin du protectorat colonial. Les convulsions de la nouvelle liberté sont difficiles.

L’octroi de l’autonomie interne en Tunisie s’accompagne de la formation d'un gouvernement intérimaire, auquel vont participer trois membres du Néo-Destour.
Les accords consacrant l’autonomie tunisienne sont signés en 1955 entre le premier ministre tunisien Tahar ben Amar et le successeur de Mendès France, Edgar Faure.
Dès leur retour au pays en juin et septembre 1955, les deux leaders du Néo Destour, Bourguiba et Ben Youssef sont en conflit. Des heurts se produisent entre leurs partisans. Bourguiba l’emporte au Congrès de Sfax. Ben Youssef quitte la Tunisie à jamais en janvier 1956. La Tunisie est enfin libre le 20 mars 1956. Une assemblée constituante est élue. Bourguiba est élu Premier ministre en avril. L’Armée nationale est créée en juin, le Code du statut personnel est promulgué en août. Les écoles s’ouvrent partout.
1956 à 1987 : la nouvelle République
Dès le début du « règne » de Bourguiba, plusieurs mesures ont été prises.Les principales institutions tunisiennes sont « tunisifiées » et les fonctionnaires français sont remplacés par des fonctionnaires tunisiens. Bourguiba s'emploie à laïciser la justice et le droit, réforme et démocratise l'enseignement tout en l'arabisant. Il tente également de moderniser l'État par la promulgation du Code du statut personnel qui interdit la polygamie et déclare la l'égalité entre les hommes et les femmes, tout en légalisant la contraception et l'avortement.
Un ensemble de mesures économiques sont entreprises, parmi elles, l’indépendance monétaire, l’instauration d’une unité monétaire (le dinar) ainsi que la nationalisation des terres détenues par les colons. Le 4 novembre 1958, une nouvelle loi est promulguée, elle est destinée à permettre l'avènement d'une « école nouvelle, moderne, unifiée, gratuite et universelle ».
Au cours de l’été 1961, une dernière confrontation avec l’ancienne puissance coloniale permet de libérer Bizerte le 15 octobre 1963. Le 12 mai 1964, la Tunisie nationalise les terres coloniales et récupère la terre des ancêtres.
En 1962 le Conseil national du Néo-Destour proclame l'adoption du socialisme et adopte le régime du " parti unique". C’est un échec : Ben Salah est limogé et exclu du Parti socialiste destourien le 9 novembre 1969, avant d'être renvoyé devant la Haute Cour pour être jugé.
En 1970, suite à ce fiasco, Bourguiba choisit Hédi Nouira, comme Premier Ministre. Une politique d’ouverture économique est alors entreprise, au travers de la réhabilitation du secteur privé et la redynamisation de l'économie, au détriment des préoccupations d'ordre social, culturel ou éducatif. Des législations incitatives pour les investissements étrangers sont mises en place, dont la fameuse loi 72.
La période des années 70 a cependant été marquée par plusieurs crises, dont la crise de l'université tunisienne et l’affrontement contre l'UGTT.
À la suite d’un appel à la grève générale de l’UGTT, le 26 janvier 1978 (le jeudi noir), des milliers de manifestants, convergent vers la médina, les rues commerçantes du centre-ville et les quartiers bourgeois du Belvédère et de Mutuelleville. Ils dressent des barricades, brisent des vitrines et mettent le feu à des bâtiments administratifs. À midi, Bourguiba décrète l’état d’urgence, signe l’ordre à l’armée d’intervenir et ordonne un couvre-feu qui dure près de trois
mois. Cette crise donna lieu a plusieurs morts.

Le système autocratique et les réformes instaurés par Bourguiba montrent ses limites si bien qu’au début des années 80 la Tunisie connaît une crise économique, politique et sociale aggravée par le développement de la corruption. Ce climat de récession et d’instabilité favorise
l’émergence d’un courant extrémiste religieux.
Une grave crise éclate en décembre 1983 : le gouvernement annonce l’augmentation des prix du pain et des céréales ce qui provoque des émeutes qui se poursuivent pendant trois jours malgré la proclamation de l’état d’urgence et le couvre-feu décrétés dès le 1er janvier.
Officiellement, ces nouveaux incidents font 70 morts.
Les relations avec la Libye sont rompues en 1985 suite à l’expulsion de près de 30 000 travailleurs tunisiens. La même année, le siège de l’OLP, situé près de Tunis, est détruit par un raid aérien israélien. En 1986, la Tunisie adopte un plan d’austérité sur les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), qui fournit aux islamistes de nouveaux arguments contre le pouvoir. Suite à la crise financière que traverse le pays, Bourguiba limoge alors le premier
ministre Mohamed Mzali et le remplace par Rachid Sfar, ministre des finances et de l'économie.
Une lutte contre la montée des islamistes sera menée par Zine el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l'intérieur puis premier ministre.
Le vieux leader est diminué par l’âge.
Depuis 1987, le « changement de Ben Ali »
Après un tiers de siècle, l’heure du Changement a sonné. La décision constitutionnelle légitime est prise par Zine EL Abidine Ben Ali, alors 1er Ministreau matin du 7 Novembre 1987. Avec le respect et l’affection qui lui sont dus, le Leader Habib Bourguiba prend une paisible retraite.
Zine El Abidine Ben Ali est investi par les représentants de la nation en qualité de nouveau Président de la République. C’est ainsi que le premier Ministre Zine El Abidine Ben Ali, remplace le président Bourguiba (âgé de 84 ans), devenu sénile. Il est élu démocratiquement deux ans plus tard.
Dans un discours prononcé le 7 novembre (« Déclaration du 7 novembre ») et diffusé dans les radios, le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali annonce l'abolition de la présidence à vie et de la succession automatique à la tête de l'Etat.

Le nouveau président entreprend un ensemble de réformes et de mesures couvrant différents domaines. Plusieurs actions en faveur de l’ouverture de l’économie sur l’extérieur ont été entreprises. Un programme national pour la modernisation et la mise à niveau du tissu industriel est établi en collaboration avec l'Union Européenne avec laquelle la Tunisie signe, en 1995, un accord d'association et de libre-échange.
L'État entreprend de diversifier l'économie en augmentant la part de l'industrie, notamment textile, tout en renforçant les secteurs traditionnels de l'agriculture et du tourisme.
Une politique d'encouragement à l'investissement étranger et local, et à la création d'entreprises est mise en place et une action est menée pour la multiplication des micro-entreprises et l'extension des technologies de l'information.
Un processus de démocratisation du pays commence à se mettre en marche à travers l’abolition de la magistrature à vie, l’accession de l'opposition au Parlement en 94.
Les premières présidentielles pluralistes auront lieu en 99 avec un quota minimum de 20% de sièges pour l'opposition au Parlement.
Le quart du peuple tunisien fréquente les écoles et les universités, un taux qui fait l’admiration universelle des instituts de développement humain
dans le monde.
Lé statut de la femme a été renforcé et les législations et les amendements successifs ont englobé, en plus de la constitution, le code électoral, le code de la Presse, le Code du Statut personnel, la loi sur les partis politiques et la loi sur les associations.
Le 24 octobre 1999, le président Ben Ali fut réélu pour un troisième mandat de cinq ans.
Un référendum, tenu le 26 mai 2002, permit une autre modification de la Constitution, qui autorise le président Ben Ali à se présenter aux élections pour une 4e fois.
Lors des élections du 24 octobre 2004, le président Ben Ali est à nouveau réélu.







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