Notre Histoire :
Notre vie est un roman. A travers le récit de notre histoire familiale, nous avançons dans la compréhension de nos racines et redonnons un sens à notre propre vie. L’origine, la transmission et l’identité sont notre principale richesse et un socle pour les générations futures. Pour nous et eux, nous réservons ces pages aux hommes d’histoire et de culture afin qu’ils nous aident à renouer avec notre histoire perdue.
Episode 1 :
Du protectorat français à la fin de la seconde guerre mondiale.*

Occupation, guerres, crise économique… mais aussi naissance du mouvement national et espoir d’indépendance.
Exsangue, fortement endettée, secouée d’épidémies, la Tunisie est mise sous protectorat français en 1881. Le choc est rude. Les villes et les campagnes résistent à l’occupation militaire. Des tribus entières se réfugient en Tripolitaine (Libye actuelle), appellent le calife d’Istanbul à
les défendre. En vain ! Peu à peu, le nouvel ordre colonial s’installe. Avec deux visages : celui de la modernisation du pays grâce notamment aux nouvelles écoles, au développement des communications. Et celui de la colonisation des bonnes terres, de l’exploitation sans partage des richesses rares du pays et du monopole arrogant du pouvoir administratif.
Exsangue, fortement endettée, secouée d’épidémies, la Tunisie est mise sous protectorat français en 1881. Le choc est rude. Les villes et les campagnes résistent à l’occupation militaire. Des tribus entières se réfugient en Tripolitaine (Libye actuelle), appellent le calife d’Istanbul à
les défendre. En vain ! Peu à peu, le nouvel ordre colonial s’installe. Avec deux visages : celui de la modernisation du pays grâce notamment aux nouvelles écoles, au développement des communications. Et celui de la colonisation des bonnes terres, de l’exploitation sans partage des richesses rares du pays et du monopole arrogant du pouvoir administratif.
Entre les deux guerres mondiales :
Emergence de la conscience nationale.

Dès la première génération des intellectuels formés en France, le mouvement national pour l’indépendance s’organise autour du Parti de la
constitution, le Destour, fondé en 1920, et dont le premier leader fut Cheikh Abdelaziz Thaalbi. Un militant syndical rev
enu de Berlin, M’hamed Ali, crée la première CGT tunisienne en 1924, immédiatement interdite. Hammi mourra banni au Hedjaz. Son compagnon, l’intellectuel Tahar Hadad, appelle à une réforme fondamentale du statut de la femme musulmane. Son livre est combattu par les conservateurs mais ses idées triompheront à l’indépendance. Pendant la grande crise économique mondiale de 1929, le pouvoir colonial ne peut éviter au pays les affres de la famine et de la misère.
Un groupe nationaliste conduit par un jeune avocat, Habib Bourguiba, fonde en 1934 un parti populaire moderne : le Néo-Destour. Les crises et les répressions se succèdent et les manifestations du 9 avril 1938, réprimées dans le sang, font avancer la cause de l’indépendance.
La Tunisie, un grand champ de bataille !
La Seconde Guerre mondiale transforme la Tunisie en terrain de manoeuvres pour les grandes armées de l’Axe et les armées alliées. Les villes sont bombardées, les campagnes sont saccagées. En 1942, le peuple trouve un réconfort moral auprès du nouveau monarque, Moncef Bey. L’entrée des Armées alliées à Tunis, en mai 1943, est suivie par l’humiliation publique du bon Moncef Bey et son remplacement arbitraire par Lamine Bey. Interdit d’activité politique, Bourguiba s’exile au
Caire en mars 1945. Il y anime le Bureau du Maghreb Arabe aux côtés des autres leaders maghrébins. L’espoir soulevé par la création de la nouvelle Ligue des Etats arabes est de courte durée. La Palestine est amputée pour créer le nouvel Etat d’Israël. A Tunis, la vie ne reprend pas son cours normal. Moncef Bey est dans les coeurs ; malgré la misère de l’aprèsguerre, on attend son retour. Le mouvement moncéfiste animé par Cheikh Fadhel Ben Achour impose la réunification du mouvement national. Dès 1946, une nouvelle force sociale nationale, anti-communiste, s’impose : l’UGTT. Elle demeure attachée au moncéfisme. Cheikh Ben Achour en est le Président, Farhat Hached, le Secrétaire Général. Le peuple tunisien vit dramatiquement la mort soudaine de Moncef Bey dans son exil. Ses funérailles, populaires et grandioses, en septembre 1948, sont, selon le Résident Jean Mons, l’acte de naissance d’une nation tunisienne. Après cinq années d’exil en Orient, Bourguiba revient en Tunisie en 1949 pour reprendre la direction du Néo-Destour. Un semblant d’ouverture s’opère avec le gouvernement nationaliste de M’hamed Chenik. Malgré les attentes, toutes les promesses et les espérances sont démenties, c’est significatif de l’état général du pays et de la situation dégradante des «Indigènes»
constitution, le Destour, fondé en 1920, et dont le premier leader fut Cheikh Abdelaziz Thaalbi. Un militant syndical rev
enu de Berlin, M’hamed Ali, crée la première CGT tunisienne en 1924, immédiatement interdite. Hammi mourra banni au Hedjaz. Son compagnon, l’intellectuel Tahar Hadad, appelle à une réforme fondamentale du statut de la femme musulmane. Son livre est combattu par les conservateurs mais ses idées triompheront à l’indépendance. Pendant la grande crise économique mondiale de 1929, le pouvoir colonial ne peut éviter au pays les affres de la famine et de la misère.Un groupe nationaliste conduit par un jeune avocat, Habib Bourguiba, fonde en 1934 un parti populaire moderne : le Néo-Destour. Les crises et les répressions se succèdent et les manifestations du 9 avril 1938, réprimées dans le sang, font avancer la cause de l’indépendance.
La Tunisie, un grand champ de bataille !
La Seconde Guerre mondiale transforme la Tunisie en terrain de manoeuvres pour les grandes armées de l’Axe et les armées alliées. Les villes sont bombardées, les campagnes sont saccagées. En 1942, le peuple trouve un réconfort moral auprès du nouveau monarque, Moncef Bey. L’entrée des Armées alliées à Tunis, en mai 1943, est suivie par l’humiliation publique du bon Moncef Bey et son remplacement arbitraire par Lamine Bey. Interdit d’activité politique, Bourguiba s’exile au
Caire en mars 1945. Il y anime le Bureau du Maghreb Arabe aux côtés des autres leaders maghrébins. L’espoir soulevé par la création de la nouvelle Ligue des Etats arabes est de courte durée. La Palestine est amputée pour créer le nouvel Etat d’Israël. A Tunis, la vie ne reprend pas son cours normal. Moncef Bey est dans les coeurs ; malgré la misère de l’aprèsguerre, on attend son retour. Le mouvement moncéfiste animé par Cheikh Fadhel Ben Achour impose la réunification du mouvement national. Dès 1946, une nouvelle force sociale nationale, anti-communiste, s’impose : l’UGTT. Elle demeure attachée au moncéfisme. Cheikh Ben Achour en est le Président, Farhat Hached, le Secrétaire Général. Le peuple tunisien vit dramatiquement la mort soudaine de Moncef Bey dans son exil. Ses funérailles, populaires et grandioses, en septembre 1948, sont, selon le Résident Jean Mons, l’acte de naissance d’une nation tunisienne. Après cinq années d’exil en Orient, Bourguiba revient en Tunisie en 1949 pour reprendre la direction du Néo-Destour. Un semblant d’ouverture s’opère avec le gouvernement nationaliste de M’hamed Chenik. Malgré les attentes, toutes les promesses et les espérances sont démenties, c’est significatif de l’état général du pays et de la situation dégradante des «Indigènes»





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