Le tri
omphe de la cuisine de terroir
La cuisine de terroir met en valeur des ingrédients de haute qualité et de première fraîcheur. Dieu merci, la cuisine tunisienne, celle de nos mères et
de nos tantes, n’a pas été corrompu au fil du temps,c’est une cuisine de terroir.Si ce n’est plus le potager ou le verger familial qui pourvoit aux meilleurs produits, on peut encore facilement s’approvisionner au marché du village ou à l’étal du souk le plus proche. Dans nos campagnes, les ménagères se dépensent pour concocter des plats séculaires mais également dans l’air du temps, au goût du nouveau siècle. La cuisine tunisienne d’aujourd’hui prend son élan dans celle d’hier et même d’avant-hier. Tous ces plats à l’aigre-doux ou en salé-sucré d’ascendance berbère ou afro-romaine constituent encore et toujours la base du fond culinaire national tunisien. Plats de verdure, bouillies, cuites ou crues ont traversé le temps sans taches, sans rides. Les différents plats régionaux préparés pour célébrer le passage estival, tels le borzgane du Kef ou de Béja, la blibcha (pourpier) de Mahdia ou la salade crue aigre de Sfax mettent en valeur et aussi en honneur des produits locaux de terroir : le blé dur, le pourpier ou encore la pomme aigre, un fruit typiquement sfaxien. Cette cuisine de terroir s’inscrit dans la durée ; elle est un gage de la survivance de traditions millénaires que les tunisiens sont heureux de continuer à honorer.
Senteurs de mon pays, Rihet lebléd
Les senteurs de mon pays, ô mon Dieu, rose et jasmin, ô mon Dieu, ô mon Dieu….Tous les Tunisiens résidents ou expatriés se reconnaissent dans la célèbre chanson de Mohamed Jamoussi. Le jasmin dont l’odeur est pénétrante est partout présent en Tunisie dans les cours des vieilles demeures citadines comme dans les jardins connus des banlieues. La Tunisie a après tout la réputation d’être le pays du jasmin. Elle est aussi le pays du basilic qui embaume les balcons des maisons et les salons des vendeurs de quartiers. D’autres senteurs plus subtiles, plus suaves mais moins pénétrantes, celles dégagées par les champs des épicesau Cap Bon : le carvi (carwiya) au parfum chaud et picotant, la coriandre ( tabel) et la lavande (khezama), tout cela parfume les séjours et les cuisines mais aussi les plats et les corps. Oui, en Tunisie les mêmes ingrédients sont utilisés pour donner une note sensuelle aux préparations culinaires mais également pour mettre davantage en valeur la beauté de nos femmes et filles. ». Par exemple, la girofle et les boutons de rose qui aromatisent nos plats les plus appréciés servent également à procurer un éclat de beauté aux jeunes mariées pendant la période estivale.
L’histoire du vin en Tunisie
La culture de la vigne et la
production de vins remonte aux origines puniques de la Tunisie. Ces cultures faisaient l’objet d’un soin particulier, comme en témoigne les chapitres qui lui sont consacrés dans le traité du grand agronome Magon. Après la conquête arabe, pour des raisons religieuses, cetteactivité s’est maintenue à beaucoup moins grande échelle. Elle a été redynamisée sous le protectorat français qui lui a consacré les meilleures terres : les Coteaux du Cap Bon, la plaine de Mornag autour de Tunis et au nord du coté d’Utique. Le secteur a fléchi de nouveau
dans les années 60 après le départ des Européens suite à la nationalisation des terres agricoles. De vastes domaines ont été r e c o n v e r t i s
dans d’autres cultures (principalement des céréales) et la production vinicole a considérablement chuté qualitativement et quantitativement. C’est alors que l’Etat tunisien a chargé l’Union Coopérative des Caves Viticoles de Tunisie (UCCV) de réhabiliter le secteur. L’organisme public a réussi en deux décennies une magistrale opération de redressement. Par ces interventions auprès des producteurs, leur encadrement et leur assistance, il a relancé le secteur devenu compétitif par la qualité et la variété des produits tout en favorisant l’émergence d’opérateurs privés. Aujourd’hui, les vins tunisiens sont de nouveau fortement
demandés à l’export et satisfont la demande intérieure la plus exigeante. Tous les vins sans exception sont de bonnes ou d’excellente qualité. Les vins de tabl (à partir de 3,5 dt) sont de bonne tenue tandis que les étiquettes de prestige (jusqu’à 14 dt la bouteille) tiennent la comparaison avec d’autres crus outre méditerranée. L’UCCV continue de tenir le haut du pavé avec une gamme très variée de produits commercialisés sous le label « Les Vignerons de Carthage ». Elle vient de mettre sur le marché un mousseux remarquable qui prend le relais du fameux Médaillon vert disparu voila plus de 30 ans. Les producteurs privés, sous le label Domaine saint Augustin, Domaine de la Rosières, Ceptunes ou encore Domaine Atlas sont très actifs à l’export et se maintiennent également en bonne place dans les restaurants et le rayons des grandes surfaces en Tunisie.





1.886 EUR
1.280 USD
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2.116 GBP






