Les grands noms du football tunisien !

Publié le: 01/10/2008 » Commentaires
 

 
Sadok Sassi alias Attouga

Attouga est un véritable monument du football tunisien. Son règne a durée dix-sept ans, sa réputation a conquis l’Afrique et le monde arabe et son charisme a marqué toutes les générations. Il a été même l’idole de joueurs plus âgés, tant son talent a été immense et sa réussite précoce. A dix-huit ans, il affrontait déjà le Ghana, à Accra, en Coupe d’Afrique. A vingt ans, il est devenu l’inamovible gardien de but de l’Equipe de Tunisie exerçant un monopole du poste durant treize saisons. Son mérite est d’autant plus grand qu’il a rivalisé avec deux grands compétiteurs : Zarga et Kanoun. Son secret est très simple : un grand joueur doit progresser chaque jour. Attouga s’est donc plié à cette exigence en se comportant dès son très jeune âge tel un professionnel.
Né le 15 Novembre 1945 à Tunis, Sadok Sassi n’a connu qu’un seul club : le Club Africain. Sa carrière a duré seize ans de 1963-64 à 1978-79 avec un palmarès éloquent : cinq titres de champion, huit coupes de Tunisie et trois coupes maghrébines. Attouga a été le gardien de but de la sélection africaine lors de la mini-coupe du monde organisée par le Brésil en 1972.
La longévité de Attouga en équipe de Tunisie a été de quinze ans (du 24 novembre 1963 face au Ghana lors de la CAN jusqu’au 5 avril 1978 face à la Hollande en amical).
Aujourd’hui Attouga voyage entre la Tunisie et le Golfe tout en laissant à sa famille le soin de gérer ses affaires qualifiées de prospères.
 
Temime Lahzami

On admire le talent mais on ne récompense que le caractère. Et si, comme Témime, on possède déjà le talent, et il est immense, et qu’on a déjà cultivé le caractère, le produit ne peut être qu’exceptionnel. Ce joueur qui a connu très tôt la célébrité et la réussite a été, avec Attouga, le premier bénéficiaire de la grande médiatisation du football et des footballeurs. Son style de jeu et sa contribution au spectacle en ont fait une véritable attraction pour le public. Si sa carrière à été très mouvementée, c’est avec l’Espérance qu’il a connu la gloire et atteint son meilleur niveau qui lui a permis de s’affirmer en Equipe de Tunisie et de recevoir des offres professionnelles très alléchantes.
Né le 1er Janvier 1949 à Hammam-Lif, Témime a voyagé à travers plusieurs clubs : le CSHL et l’Espérance en Tunisie, El Ahly de Jeddah et l’Olympique de Marseille à l’étranger. Son palmarès comporte deux titres de champions (1975 et 1976) et une coupe de Tunisie (1980) avec l’Espérance.
En sélection, il a débuté en 1969 lors d’un match amical à Venise pour se boucler en 1981 face à Bahreïn, toujours en amical. Témime a disputé avec la sélection du monde, le jubilé de Pelé aux USA.
Aujourd’hui, Témime se consacre à une activité commerciale tout en demeurant un témoin actif de l’évolution du football en Tunisie.
 
Tarak Dhiab

Il a droit à la plus haute distinction pour un football africain : le Ballon d’or. Il a réalisé la carrière la plus riche tout en l’inscrivant dans la durée. Il a reçu l’hommage le plus significatif, celui de son entraîneur Chétali lui-même l’une des plus brillantes gloires du football tunisien : « Tarak est meilleur que nous tous ». Chétali avouera même que seul Tarak n’avait pas de suppléant dans son effectif et qu’il était, donc, le joueur indispensable et le premier titulaire de l’équipe. En un mot, l’inamovible. A l’Espérance, Tarak a été celui qui a offert au public sang et or les plus belles sensations durant quinze saisons d’un rendement constant.
Né le 15 Juillet 1954 à Tunis, Tarak Dhiab s’est investi totalement dans le football pour devenir une véritable icône.
Dix-sept ans au plus haut niveau (quinze à l’Espérance et deux à El Ahly de Jeddah), voilà l’exploit de ce joueur maintes fois couronnés avec comme apothéose le Ballon d’or africain. Le palmarès sportif comporte six championnats et deux coupes de Tunisie.
En équipe de Tunisie, Tarak a débuté en 1974 pour raccrocher en 1989 face au Cameroun lors du dernier tour éliminatoire du Mondial 90.
Aujourd’hui, Tarak est un consultant très suivi à El Jazira et prouve que le talent sur le terrain peut aisément se prolonger dans un studio de télévision.
 
 
Hamadi Ben Rhaiem dit Agrébi

 
Il a été l’un des plus beaux joyaux du football tunisien. Sa complicité avec le ballon est à elle seule un ravissement pour les yeux. Hamadi Agrébi est assurément l’un des footballeurs qui ont le plus séduit. Avec lui, le public tunisien a découvert le football virtuel. Et aucun entraîneur ne peut prétendre avoir donné à Agrébi des consignes précises ou contraignantes car c'est, par excellence, le joueur à qui l’on accorde carte blanche. Mais comme certains matches, internationaux cela s'entend, interdisent la carte blanche, Agrébi, alors, ne joue pas. Une option qui ne met pas en cause le talent, immense, de ce joueur inclassable et qui a largement contribué au palmarès du CSS.
Né le 20 Mars 1951 à Bort Allouche à Sfax, Hamadi Ben Rhaiem dit Agrébi s'est découvert très tôt un don et une vocation : le football. Au CSS, il a connu très tôt la gloire, devenant l’idole de tout Sfax, remportant 2 titres de Champion. Il a également évolué à Ennasr (Arabie Saoudite) puis à Nadi Al Ain (Emirats Arabes Unis). Un des meilleurs Tunisiens à la Coupe du monde 1978.
 
 
Jameleddine Limam

 
Il appartient à la race des joueurs d’exception, même si la carrière est nettement en-deçà du potentiel physique et technique. Jameleddine Limam fait l’unanimité au sujet de son talent mais suscite une grande controverse quant à son parcours. Professionnel à vingt et un ans, il n’a pu s’imposer en raison des difficultés d’intégration.
Né le 11 juin 1967 à Tunis, Jameleddine Limam n'a pas eu le temps de distinguer entre le football et l'oxygène: ils sont équitablement indispensables à sa croissance. Formé au Stade Tunisien, il connaît une ascension fulgurante, passant au Standard de Liège à l’âge de 21 ans. Il enchaîne ensuite : Eintracht Braunschweig (Allemagne), Ittihad Jeddah (Arabie Saoudite), puis Stade Tunisien (retour) et enfin Club Africain avec qui il remporte 2 Coupes Arabes.
 




Sans oublier 
:


Noureddine Ben Yahmed dit Diwa (carrière de 1952 à 1970)

, Abdelmajid Chétali (1957 - 70)

, Tahar Chaibi (1963 -73),

Nabil Maaloul (1982-93),

Chokri el Ouaer (1985-2002),

Bechir Manoubi (premier reporter photographe en Afrique)
 
Source: Mag 00216 - N°005


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(confidentiel)
   
 

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