- Nouri Bouzid
Né à Sfax en 1945, il fait des études de cinéma à l’Institut National des Arts du Spectacle et Technique de Diffusion à Bruxelles. En 1972 il revient en Tunisie où il se fait arrêté quelques temps après pour délit d’opinions et appartenance au groupe radical « Perspectives ». Il participe de 1979 à 1986 à des films tunisiens et étrangers en tant qu’assistant réalisateur. En 1986, son premier long métrage « l’homme des cendres » est sélectionné à Cannes et couronné dans plusieurs festivals. En tant que scénariste, Nouri Bouzid participe à l’écriture de plusieurs succès du cinéma tunisien tels que « Halfaouine – L’enfant des terrasses», « La nuit de la décennie », « Le sultan de la médina », « Les silences du palais » ou encore « La saison des hommes ». Filmographie :
« L'Homme de cendres » (1986) obtient le Tanit d'or lors des Journées cinématographiques de Carthage 1986 / « Les Sabots en or » (1988) / « La guerre du Golfe... et après ? » (1991) / « Bezness » (1992) / « Tunisiennes » (titre original « Bent Familia ») (1997) / « Poupées d'argile » (2002) / « Making off » (2006) obtient le Tanit d'or lors des Journées cinématographiques de Carthage 2006
- Jilani Saadi

Né le 6 février 1962 à Bizerte, il poursuit des études de cinéma à Paris. Dans les années quatre vingt, il anime plusieurs ciné-clubs associatifs. Il réalise « Marchandage nocturne », son premier court métrage en 1994 et en 1997, il réalise « Café-hôtel de l’avenir ». « Khorma », son premier long métrage sort en 2004 suivi en 2007 de « Tendresse du loup » qui a reçu le Prix du Jury aux Journées Cinématographiques de Carthage.
- Raja Ammari
Née en 1971 à Tunis, elle est diplômée de la FEMIS en 1998. La même année, elle signe le court métrage « Avril », qui est récompensé aux festivals de Milan, de Tunis et de la Larissa (en Grèce). Deux ans plus tard, elle réalise un nouveau court métrage, intitulé « Un soir de juillet ». Son premier log métrage « Satin rouge » la fait connaître du grand public. En 2008, elle tourne son second long métrage de fiction intitulé « Anonymes ».Filmographie :
« Avril » (1998), court métrage / « Un soir en juillet » (2000), court métrage / « Satin rouge » (2002), long métrage / « Anonymes » (2008), long métrage
- Moufida Tlatli
Née en 1947 à Sidi Bou Said, elle découvre le cinéma grâce à son professeur de philosophie. Après des études de montage à l'IDHEC (1968), elle revient en Tunisie et travaille au montage de plusieurs films dont Omar Gatlato de Merzak Allouache, Les Baliseurs du désert de Nacer Khémir, Le Cantique des pierres de Michel Khleifi ou Halfaouine, l'enfant des terrasses.En 1994, elle réalise son premier long-métrage coécrit avec Nouri Bouzid, « Les Silences du palais », qui remporte le Tanit d'or aux Journées cinématographiques de Carthage, la Tulipe d'or au Festival international du film d'Istanbul ainsi qu'une mention du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes. « La Saison des hommes » obtient aussi le Grand prix de l'Institut du monde arabe. En 2001, elle fait partie du jury du Festival de Cannes.
Filmographie :
« Les Silences du palais » en 1994 / « La Saison des hommes » en 2000 / « Nadia et Sarra » en 2004
- Ferid Boughedir
Né en 1944 à Hammam-lif, Tunisie en 1944. Réalisateur et critique cinématographique à Jeune Afrique depuis 1971, il est à l’origine de plusieurs études sur le cinéma. Spécialiste du cinéma Africain, il est également secrétaire régional de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI).Son premier long métrage de fiction, « Halfaouine, l'enfant des terrasses », reste sans conteste le film tunisien le plus connu dans le monde il est couronné de plusieurs récompenses dont le Tanit d'or aux Journées Cinématographiques de Carthage (JCC). Il réalise deux long-métrages documentaires présentés en sélection officielle au Festival de Cannes : « Caméra d'Afrique » (1983) et « Caméra arabe » (1987).
Il est membre des jurys officiels de Cannes en 1991, Berlin en 1997 et Venise en 1999 et président du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (2001).
Filmographie :
« Pique-nique » en 1972 l'un des trois courts-métrages composant le film « Au pays du Tararanni » / « Caméra d'Afrique » en 1983, long-métrage documentaire / « Caméra de Carthage » en 1985, court-métrage documentaire / « Caméra arabe » en 1987, moyen-métrage documentaire / « Halfaouine, l'enfant des terrasses » en 1990, long-métrage de fiction / « Un été à La Goulette » en 1996, long-métrage de fiction / « Villa Jasmin » en 2008, adaptation du roman de Serge Moati
- Mahmoud Ben Mahmoud
Né en 1947 à Tunis, Mahmoud Ben Mahmoud est diplômé de l'INSAS, une école belge de cinéma. Il se consacre ensuite à des études d'histoire de l'art et d'archéologie ainsi qu'à des études de journalisme à l'ULB (l'Université Libre de Bruxelles). Il réalise son premier long métrage « Traversées » en 1982 après avoir participé à l'écriture de deux films : « Le Fils d'Amr est mort » (Jean-Jacques Andrien) et « Kfar Kassien » (Borhane Alaouie). Son deuxième film « Poussière de diamant » est sélectionné à la quinzaine des réalisateurs à Cannes en 1991. Par la suite, il alterne écriture de scénario et réalisation de films documentaires puis signe son troisième long-métrage en 1999 avec « Les siestes grenadines ».Filmographie :
« Traversées » en 1982, long métrage / « Chichkhan, Poussière de diamant » en 1992, long métrage / « Italiani dell' altra riva » en 1992, documentaire / « Anastasia de Bizerte » et « Albert Samama-Chikli » en 1996, documentaires /« Ennejma Ezzahraa » en 1998, documentaire /« Les siestes grenadine » en 1999, long métrage / « Les mille et une voix » en 2001, documentaire / « Fadhel Jaibi, un Théâtre en liberté » en 2003, documentaire / « Les Beys de Tunis, Une monarchie dans la tourmente coloniale » en 2006, documentaire
- Abdelatif Kechiche
Né le 7 décembre 1960 à Tunis, il arrive à Nice à l’âge de 6 ans, il prend des cours de comédie au Conservatoire d'Antibes. Passionné par le théâtre, il enchaîne les spectacles, comme acteur mais aussi comme metteur en scène. Sollicité par le cinéma, il décroche le rôle principal du « Thé à la menthe » d'Abdelkrim Bahloul, celui d'un immigré algérien vivant d'expédients. Gigolo dans « Les Innocents » d’André Techiné en 1987 puis dans « Bezness » de Nouri Bouzid (avec à la clé un Prix d'interprétation à Namur en 1992), il décide ensuite de passer derrière la caméra. Son premier long métrage « La Faute à Voltaire » lui vaut le Lion d'Or de la meilleure Première Œuvre à Venise en 2000.
En 2003, Abdelatif Kechiche réalise avec peu de moyens son second long métrage, « L'Esquive » et remporte quatre Césars, dont celui de Meilleur film. En 2007 il signe son grand succès « La Graine et le mulet » qui reçoit un accueil triomphal à la Mostra de Venise, et en repart avec un Prix spécial du jury et le prix de la révélation pour la comédienne Hafsia Herzi.
Filmographie :
En tant que réalisateur :
En tant qu’acteur :
« Le Thé à la menthe » de Abdelkrim Bahloul en 1984 / « Mutisme » de Philippe Ayache en 1987 / « Les Innocents » de André Téchiné en 1987 / « Bezness » de Nouri Bouzid en 1991 / « Un vampire au paradis » de Abdelkrim Bahloul en 1991 / « Marteau rouge » de Béatrice Plumet en 1996 / « Le Secret de Polichinelle » de Franck Landron en 1997/ « La Boîte magique » de Ridha Behi en 2002 / « Sorry, Haters » de Jeff Stanzler en 2007
- Moncef Dhouib

Né en 1952 à Sfax, il étudie à l'Université de Paris III, et fait du théâtre de rue, organisant notamment des spectacles de marionnettes. Il participe au mouvement tunisien des cinéastes amateurs (FTCA).
Il réalise une série de courts métrages dans les années 80. En 1992, il réalise « Le sultan de la médina », écrit « Les Siestes grenadines » en 1999 et produit « La télé arrive » en 2006.
Sa pièce de théâtre "El Mekki et Zakia" est resté six ans à l'affiche et « Madame Kenza », la dernière en date (sortie en 2008) promet d’avoir beaucoup de succès également.
- Nacer Khemir
Né en 1948 à Korba en Tunisie. Il obtient en 1966 une bourse de l'Unesco pour étudier le cinéma à Paris. En 1972, il part à la recherche des conteurs dans la médina de Tunis et ce travail de collecte lui inspirera quatre films dont le premier, « L'Histoire du pays du Bon Dieu » en 1975.Conteur contemporain, il se situe toutefois dans la tradition des conteurs d'Orient et donne à entendre des adaptations des contes issus de la tradition orale tunisienne. Sa collection « Les mille et une facéties de Nacer Khémir » renvoie directement aux contes des Mille et Une Nuits.
En 1986, il sort « Les baliseurs du désert » et en 1991 « Le collier perdu de la colombe », ces deux films rencontrent beaucoup de succès et ne sont pourtant pas projetés dans le monde arabe. Sorti en 2005, son troisième long-métrage, « Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme », est coproduit par huit pays dont l'Allemagne, la France, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et l'Iran.
Dessinateur et sculpteur, Khémir est aussi calligraphe.
Filmographie :
Filmographie :
« Les baliseurs du désert » en 1986/ « Le collier perdu de la colombe » en 1991 / « Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme » en 2005
- Karim Dridi
Né le 9 janvier 1961, il débute sa carrière au cinéma en réalisant des courts métrages. Ses premiers films révèlent déjà ses thèmes de prédilection : la boxe, les différences culturelles et les inégalités sociales. En 1994, il réalise son premier long métrage : « Pigalle ». Le film est sélectionné au festival de Venise en 1994. En 1995 son film « Bye-bye » est en compétition officielle dans la section un certain regard à Cannes.En 1998, il sort « Hors jeu » où il demande à Miou-Miou, Arielle Dombasle, Clotilde Courau, Michel Galabru et Patrick Bruel de jouer leur propre rôle. En 1999, Karim réalise un long métrage musical, « Cuba Feliz », en hommage à Cuba et à la musique sous toutes ses formes. En 2001, il tourne « Fureur » qui traite du métissage culturel et des relations inter-communautaires, des sujets chers au réalisateur et en 2008 « Khamsa ».
Filmographie :
Filmographie :
« Dans le sac » en 1987, court métrage – scénario / « Zoé la boxeuse » en 1992, court métrage – scénario / « Pigalle » en 1994, long métrage – scénario /« Bye-bye » en 1995, long métrage – scénario / « Hors jeu » en 1998, long métrage – scénario / « Cuba feliz » en 2000, long métrage – scénario / « Fureur » en 2003, long métrage – réalisation / « Khamsa » en 2008, long métrage – réalisation





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