Le bonheur est en régions ! Par Tahar Ayachi
Quand vous serez cet été sur les plages de Hammamet ou Sousse, songez un instant qu’il y a des endroits tout aussi merveilleux ailleurs.
Loin des buildings touristiques de la côte, l’autre Tunisie, celle des villageois, des sites naturels, de la cuisine de terroir, des petits métiers, des souks et des marabouts…bref la Tunisie des régions nousaccueillera non pas comme de simples clients, mais avec la tendresse d’une mère.
Pour cette aventure passionnante dans la Tunisie authentique, notre guide Tahar Ayachi, journaliste, grand amateur du patrimoine tunisien et fondateur du club des vadrouilleurs de Tunisie, nous ouvre exceptionnellement les carnets de ses escapades dans 18 belles régions.
Loin des buildings touristiques de la côte, l’autre Tunisie, celle des villageois, des sites naturels, de la cuisine de terroir, des petits métiers, des souks et des marabouts…bref la Tunisie des régions nousaccueillera non pas comme de simples clients, mais avec la tendresse d’une mère.
Pour cette aventure passionnante dans la Tunisie authentique, notre guide Tahar Ayachi, journaliste, grand amateur du patrimoine tunisien et fondateur du club des vadrouilleurs de Tunisie, nous ouvre exceptionnellement les carnets de ses escapades dans 18 belles régions.
Tunis :
Le Grand Tunis :
Plus de deux millions d’âmes sur une superficie réduite coincée entre mer et lagunes :
tout un monde dont il est impossible de rendre compte en quelques lignes ou même en quelques pages ; un monde en continuelle mutation autour de repères constants qui témoigne d’une continuité trois fois millénaire: la médina implantée sous les hauteurs de la butte de la Kasbah, « le quartier européen » à ses pieds en direction de la mer (Bab B’har) et les cités satellites qui s’épanouissent au soleil du XXIème siècle.
Pour le visiteur pressé, séjournant quelques heures ou quelques jours dans la capitale, voici une sélection d’adresses qui lui permettront de se faire une idée de ses ressources, de son atmosphère et de ses surprises.
La vieille ville : elle connaît une spectaculaire renaissance sous le signe de la culture et du bon vivre. L’axe principal en est la rue Dar el Jeld qui, dans le sillage du restaurant de même nom dédié à la gastronomie tunisoise, voilà plus de deux décennies, voit se développer les établissements de même vocation, mais également galeries d’art, échoppes d’artisanat, maisons d’hôtes, etc. Spectaculaire !
Dans les environs immédiats, signalons le palais Hamouda Pacha, demeure princière du XVIIème siècle, restauré et aménagé en centred’animation touristique (café maure, restaurant, boutique, etc.) Signalons également les restaurants Dar bel Haj et Essaraya (dans les souks), ainsi que la boutique Eddar, accolée au
souk, qui est plus qu’un point de vente d’articles d’artisanat: un espace d’exposition consacré à cette activité. En face, l’espace Diwan est une échoppe transformée en librairie vouée à Tunis et à la Tunisie. Non loin de là, on peut déguster un café turc dans le plus vieil établissement de ce genre en Tunisie : le café Mrabet. Les amateurs de chicha pourront tirer sur le narguilé au café du souk des chéchias. Ceux de restaurants populaires pourront toujours se régaler de mets tunisiens dans les nombreuses gargotes des souks où le restaurant Mahdaoui, face à l’entrée principale de la mosquée Zitouna, continue à tenir le haut du pavé (mais il est aussi, quelque part, victime de son succès) ; les friands de méchoui ne seront jamais aussi satisfait après dégustation de l’agneau grillé du côté des souks des selliers (sous les voûtes!).
Le centre ville : après la réhabilitation de l’avenue Bourguiba, le centre ville est plus attractif que jamais. Les terrasses des cafés (et de restaurants depuis peu) ont fleuri tout le long des trottoirs. Mentions particulières pour le café près du théâtre municipal pour la qualité de son service, et pour le (nouveau) Bagd
ad situé sur l’avenue Bourguiba, pour sa décoration.
Le marché central : Rue Charles de Gaule, vitrine de la qualité de vie de la population, il a réussi sa mue, se modernisant tout en gardant son cachet originel. Bien entendu, le poisson est ici roi. Il se consomme de très nombreuses manières, en fonction des espèces et des saisons. Signalons plus particulièrement l’éperlan (Chirkâw) qui est très prise en été et qui entre dans la préparation d’un fameux couscous, cuit à la vapeur avec la semoule. Le pesce limone ou bichilimoune cuit au four et au safran avec des légumes d’été est une autre spécialité, ainsi que le même cuit en brochette dans le four traditionnel. Malheureusement, rares sont les restaurants qui servent les spécialités locales, sauf peut être, le poisson bien pimenté cuit à la vapeur.
Quartiers péripheriques : Sur la frange ouest de le capitale, signalons que Mellassine demeure la capitale de la brocante.
Vers le nord-ouest, à la Manouba, Kobbet Ennhas est devenue, ces dernières années, un nouveau foyer d’activités culturelles et de loisirs (visite du palais du XVIème- XVIéme siècle), réceptions, événements mondains. Au nord , l’Ariana campe en centre incontournable de la fripe (le vendredi, il faut s’y rendre très tôt).
Plus à l’est, en direction de la banlieue nord, le quartier Sidi Frej, à la Soukra s’est transformé, ces dernières années, en capitale des bonnes affaires. Toujours à la Soukra, l’avenue Fattouma Bourguiba égrène sur des centaines de mètres des deux côtés de l’artère d’innombrables commerces de luxe : antiquaires, ateliers de créateurs, galeries d’arts, show rooms pour la vente d’oeuvres d’art, de meubles de style, d’objets décoratifs, luminaires, brocante etc. Etonnant !
Du même côté, signalons la Closerie, restaurant spécialisé dans la cuisine italienne installé dans une résidence fermière.
En banlieue nord : Rappelons que la Goulette, villégiature toujours aussi populaire, assiste à la renaissance progressive de la cuisine juive tunisienne qui a fait la célébrité de la localité jusque dans les années 60. Non loin de la Karaka et qui introduit dans ses prestations une animation nocturne, l’hôtel voisin de « La brise » a inauguré cette année son restaurant de cuisine juive. Le restaurant La Galite, à la Goulette neuve, a introduit un menu « dégustation » de cuisine juive tunisienne à base de petits plats pas chers. Tous s’ajoutent au restaurant chez Mamy Lily, (Goulette Casino) où cette dame de la vieille école continue d’officier pour le plus grand bonheur des fines bouches. A Carthage Hannibal, l’ancienne cathédrale Saint louis est toujours un foyer vivace de la vie culturelle (dédié surtout à la musique et aux arts plastiques). Au pied de la colline Byrsa, El Hanout est une boutique très courue par les dames de la haute société qui viennent s’y procurer des articles divers, très tendance, crée par une quarantaine d’artisans (ébénistes, céramistes, brodeurs, etc.) Un peu plus loin, le minaret de la mosquée Zine El Abidine toise les clochers de St Louis. Ce lieu de culte inauguré il y a quelques années est une synthèse parfaite de l’architecture sacrée tunisienne.
Plus en amont, sur la colline de Sidi bou Said, se multiplient les espaces dédiés à la culture, aux arts et aux loisirs. Signalons Dar el Annabi, demeure des familles les plus illustres du village ouvert au public (visite payante), Dar el Jaziri, autre résidence patricienne consacrée à une exposition d’articles en céramique couvrant 25 siècles d’histoire de cet artisanat (entrée payante).
Plus de deux millions d’âmes sur une superficie réduite coincée entre mer et lagunes :
tout un monde dont il est impossible de rendre compte en quelques lignes ou même en quelques pages ; un monde en continuelle mutation autour de repères constants qui témoigne d’une continuité trois fois millénaire: la médina implantée sous les hauteurs de la butte de la Kasbah, « le quartier européen » à ses pieds en direction de la mer (Bab B’har) et les cités satellites qui s’épanouissent au soleil du XXIème siècle.
Pour le visiteur pressé, séjournant quelques heures ou quelques jours dans la capitale, voici une sélection d’adresses qui lui permettront de se faire une idée de ses ressources, de son atmosphère et de ses surprises.
La vieille ville : elle connaît une spectaculaire renaissance sous le signe de la culture et du bon vivre. L’axe principal en est la rue Dar el Jeld qui, dans le sillage du restaurant de même nom dédié à la gastronomie tunisoise, voilà plus de deux décennies, voit se développer les établissements de même vocation, mais également galeries d’art, échoppes d’artisanat, maisons d’hôtes, etc. Spectaculaire !
Dans les environs immédiats, signalons le palais Hamouda Pacha, demeure princière du XVIIème siècle, restauré et aménagé en centred’animation touristique (café maure, restaurant, boutique, etc.) Signalons également les restaurants Dar bel Haj et Essaraya (dans les souks), ainsi que la boutique Eddar, accolée au
souk, qui est plus qu’un point de vente d’articles d’artisanat: un espace d’exposition consacré à cette activité. En face, l’espace Diwan est une échoppe transformée en librairie vouée à Tunis et à la Tunisie. Non loin de là, on peut déguster un café turc dans le plus vieil établissement de ce genre en Tunisie : le café Mrabet. Les amateurs de chicha pourront tirer sur le narguilé au café du souk des chéchias. Ceux de restaurants populaires pourront toujours se régaler de mets tunisiens dans les nombreuses gargotes des souks où le restaurant Mahdaoui, face à l’entrée principale de la mosquée Zitouna, continue à tenir le haut du pavé (mais il est aussi, quelque part, victime de son succès) ; les friands de méchoui ne seront jamais aussi satisfait après dégustation de l’agneau grillé du côté des souks des selliers (sous les voûtes!).Le centre ville : après la réhabilitation de l’avenue Bourguiba, le centre ville est plus attractif que jamais. Les terrasses des cafés (et de restaurants depuis peu) ont fleuri tout le long des trottoirs. Mentions particulières pour le café près du théâtre municipal pour la qualité de son service, et pour le (nouveau) Bagd
ad situé sur l’avenue Bourguiba, pour sa décoration.Le marché central : Rue Charles de Gaule, vitrine de la qualité de vie de la population, il a réussi sa mue, se modernisant tout en gardant son cachet originel. Bien entendu, le poisson est ici roi. Il se consomme de très nombreuses manières, en fonction des espèces et des saisons. Signalons plus particulièrement l’éperlan (Chirkâw) qui est très prise en été et qui entre dans la préparation d’un fameux couscous, cuit à la vapeur avec la semoule. Le pesce limone ou bichilimoune cuit au four et au safran avec des légumes d’été est une autre spécialité, ainsi que le même cuit en brochette dans le four traditionnel. Malheureusement, rares sont les restaurants qui servent les spécialités locales, sauf peut être, le poisson bien pimenté cuit à la vapeur.
Quartiers péripheriques : Sur la frange ouest de le capitale, signalons que Mellassine demeure la capitale de la brocante.
Vers le nord-ouest, à la Manouba, Kobbet Ennhas est devenue, ces dernières années, un nouveau foyer d’activités culturelles et de loisirs (visite du palais du XVIème- XVIéme siècle), réceptions, événements mondains. Au nord , l’Ariana campe en centre incontournable de la fripe (le vendredi, il faut s’y rendre très tôt).
Plus à l’est, en direction de la banlieue nord, le quartier Sidi Frej, à la Soukra s’est transformé, ces dernières années, en capitale des bonnes affaires. Toujours à la Soukra, l’avenue Fattouma Bourguiba égrène sur des centaines de mètres des deux côtés de l’artère d’innombrables commerces de luxe : antiquaires, ateliers de créateurs, galeries d’arts, show rooms pour la vente d’oeuvres d’art, de meubles de style, d’objets décoratifs, luminaires, brocante etc. Etonnant !
Du même côté, signalons la Closerie, restaurant spécialisé dans la cuisine italienne installé dans une résidence fermière.
En banlieue nord : Rappelons que la Goulette, villégiature toujours aussi populaire, assiste à la renaissance progressive de la cuisine juive tunisienne qui a fait la célébrité de la localité jusque dans les années 60. Non loin de la Karaka et qui introduit dans ses prestations une animation nocturne, l’hôtel voisin de « La brise » a inauguré cette année son restaurant de cuisine juive. Le restaurant La Galite, à la Goulette neuve, a introduit un menu « dégustation » de cuisine juive tunisienne à base de petits plats pas chers. Tous s’ajoutent au restaurant chez Mamy Lily, (Goulette Casino) où cette dame de la vieille école continue d’officier pour le plus grand bonheur des fines bouches. A Carthage Hannibal, l’ancienne cathédrale Saint louis est toujours un foyer vivace de la vie culturelle (dédié surtout à la musique et aux arts plastiques). Au pied de la colline Byrsa, El Hanout est une boutique très courue par les dames de la haute société qui viennent s’y procurer des articles divers, très tendance, crée par une quarantaine d’artisans (ébénistes, céramistes, brodeurs, etc.) Un peu plus loin, le minaret de la mosquée Zine El Abidine toise les clochers de St Louis. Ce lieu de culte inauguré il y a quelques années est une synthèse parfaite de l’architecture sacrée tunisienne.

A Sidi bou Saïd, le centre des musiques arabes et méditerranéennes (palais du baron d’Erlanger) est un autre exemple de synthèse architecturale arabo-musulmane. C’est également un conservatoire avec une impressionnante phonothèque, une remarquable exposition d’instruments de musique traditionnelle et le cadre enchanteur pour bien des prestations artistiques, très nombreuses en été.
La Marsa, enfin, est plus que jamais cette station balnéaire grouillante de vie, mais aussi férue d’événements raffinés. Il y a, bien sûr, l’éternel café.
Saf Saf : son puits, son chameau et la multitude de petits commerces aux alentours ; il y a le palais El Abdelliya qui accueille de plus en plus d’événements culturels, les galeries d’art (celle de Fraj Msakni, en particulier), la librairie Millefeuilles et ses fréquents «happenings », chez Salem et ses glaces légendaires. Il y a aussi Kobbet Lahoua, résidence de 800 m2 sur pilotis transformée depuis l’an 2000 en restaurant de cuisine raffinée.
Saf Saf : son puits, son chameau et la multitude de petits commerces aux alentours ; il y a le palais El Abdelliya qui accueille de plus en plus d’événements culturels, les galeries d’art (celle de Fraj Msakni, en particulier), la librairie Millefeuilles et ses fréquents «happenings », chez Salem et ses glaces légendaires. Il y a aussi Kobbet Lahoua, résidence de 800 m2 sur pilotis transformée depuis l’an 2000 en restaurant de cuisine raffinée.





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