
Oui !
En Tunisie, le prix du m2 dans le « neuf » a considérablement augmenté ces dix dernières années. La hausse a dépassé 50 % dans certaines
zones du Grand Tunis (Marsa, Berges du Lac, Ennasr) et, dans les villes balnéaires : Hammamet et Sousse. En 2006, sous l’effet d’une demande stagnante, l’inflation des prix constatée jusqu’alors, a fait une pause brutale. Il faut dire qu’après 10 années de hausse régulière, le niveau moyen des
prix du foncier se trouve aujourd’hui déconnecté du niveau de vie moyen de la population.
Aujourd’hui, la situation de l’immobilier suscite des interrogations. Selon certains sources professionnelles, on estime à 15 000 le nombre de logements
neufs qui ne trouvent pas d’acquéreurs dont près de 10 000 sur le « Grand Tunis ». A Tunis, Il suffit d’aller se promener dans le quartier « Ennasr » à Tunis pour s’en rendre compte. Les prix stagnent et les promoteurs devant faire face à leurs remboursements bancaires et des charges financières accrues, sont plus enclins à accepter des remises. D’autre part, avec la flambée des cours de matière première à la construction, les prix d’acquisition sur les futurs programmes seront nettement moins attractifs. L’ancien a profité dans une moindre mesure de cette hausse (autour de 10-15% sur la même période). Il faut dire que la fiscalité lourde (droits d’enregistrement + droit de propriété foncière à 6% minimum contre 1% pour le neuf), l’absence ou l’insuffisance des titres fonciers et, surtout le manque d’organisation du marché (prédominance des intermédiaires « informels » avec les « samsar », vente departiculier à particulier…), constituent des freins sérieux à l’acquisition. Néanmoins, les opportunités dans « l’ancien » sont importantes pour des acheteurs très avisés.
Source : Mag 00216 - N°004





1.886 EUR
1.280 USD
1.204 CAD
2.116 GBP






